Mon histoire avec le couteau n'a pas commencé avec Yaiba. Elle a commencé bien avant, dans une cuisine, avec l'envie de bien faire les choses.
Cuisinier de métier depuis plusieurs années, j'ai appris à travailler tous les postes — de la gastronomie française à la cuisine japonaise — toujours avec la même conviction : un bon plat commence par une bonne coupe.
Yaiba (刃, « lame » en japonais) est né de cette exigence. Une marque pensée par un cuisinier, pour des cuisiniers et des passionnés qui veulent un outil à la hauteur de leur métier.
Cette exigence, je l'ai forgée loin de chez moi.
J'ai grandi en bonne partie au Maroc. Un stage de fin de 3ème, pendant les vacances, chez Robuchon, a suffi à tout faire basculer : je savais ce que je voulais faire. Quelques mois plus tard, un aller-retour en France avec ma mère pour visiter le lycée hôtelier de Bonneveine, à Marseille, a transformé cette envie en décision. Je n'avais plus ma place dans un parcours scolaire classique — j'avais trouvé la mienne.
Alors je suis parti. Seul, en France, en laissant mes parents, ma famille, mes amis, tout ce que je connaissais.
Les débuts n'ont pas été simples. Le rythme d'un cursus classique ne me suffisait pas : je voulais être en cuisine, pas une semaine sur deux. J'ai négocié, insisté, jusqu'à obtenir gain de cause. Le 14 décembre, j'ai signé mon premier contrat. À partir de là, tout s'est accéléré. Les grands restaurants, les palaces, les saisons qui s'enchaînent — Zuma Saint-Tropez, et aujourd'hui Bagatelle à Courchevel — tout en décrochant mon bac au passage.
Yaiba porte cette trajectoire : celle d'un cuisinier parti de rien, construit par l'exigence et le travail, qui a fait du couteau son premier outil de précision.
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